PrestaShop, un CMS e-commerce open source pour les PME et les ETI
PrestaShop est un logiciel e-commerce open source, gratuit au téléchargement, que vous hébergez vous-même ou chez un prestataire. Il équipe 19,3 % des sites e-commerce français, et ses boutiques cumulent le plus de chiffre d'affaires en France, 7,96 milliards d'euros (Ecommerce Nation, mars 2026). Sur nos projets PrestaShop, deux atouts reviennent : la liberté de personnaliser le code et un écosystème français dense de modules et de connecteurs. La contrepartie tient aux modules tiers, dont dépend la qualité de la boutique, et aux montées de version, qui se préparent. Pour le SEO, les adresses et les balises se règlent depuis le back-office.
Shopify et Shopify Plus, une plateforme e-commerce SaaS pour lancer vite
Shopify est une plateforme SaaS : vous payez un abonnement, et Shopify gère l'hébergement et la maintenance technique. Elle équipe 22,2 % des sites e-commerce français et réunit près de 48,8 % des boutiques créées en France, selon l'étude ShopRank 2025 citée par Ecommerce Nation. La plateforme permet une mise en ligne rapide, prend en charge la maintenance et propose un large catalogue d'applications. Avant chaque projet Shopify, nous en présentons aussi les limites : la personnalisation reste dans le cadre fixé par la plateforme, les applications payantes s'additionnent, et des frais de transaction de 2 % à 0,2 % s'appliquent quand la boutique n'utilise pas Shopify Payments (tarifs Shopify). Shopify Plus, à partir de 2 300 dollars par mois, ajoute notamment les catalogues de prix par client. Pour le SEO, les adresses suivent la structure imposée par Shopify (/products/, /collections/).
WooCommerce, l'extension e-commerce de WordPress pour les catalogues simples
WooCommerce est une extension gratuite et open source (licence GPL) de WordPress : la boutique s'ajoute à un site WordPress, hébergé par vous ou par un prestataire. C'est la plateforme la plus répandue en France, avec 47,4 % des sites e-commerce, et son parc compte surtout des sites à faible trafic : 0,49 % d'entre eux dépassent 40 000 visites par mois, contre 3,06 % pour PrestaShop et 2,52 % pour Shopify (Ecommerce Nation, mars 2026). La boutique et le contenu éditorial se gèrent dans le même outil, et chaque fonction ajoutée passe par une extension à maintenir avec WordPress. Pour le SEO, WordPress laisse la main sur les adresses et les balises. Maoké ne développe pas de boutiques WooCommerce.
Sylius, un framework e-commerce Symfony pour les projets sur mesure
Sylius est un framework e-commerce open source (licence MIT) construit sur Symfony et API Platform. Il fournit les briques du commerce, et la boutique se développe pour le projet. Nos équipes Symfony en constatent les atouts sur nos projets Sylius : une architecture pensée pour les API, adaptée au headless et au multi-canal, et une couverture de tests qui limite les régressions. Il propose moins de modules prêts à l'emploi et demande, dès le premier jour, une équipe Symfony et un budget de développement. Il équipe 0,2 % des sites e-commerce français (Friends of Presta, mars 2026), une part cohérente avec un outil destiné aux projets développés sur mesure. Pour le SEO, le front développé pour le projet laisse la main sur les adresses et le rendu.
Medusa, une plateforme e-commerce headless et open source en Node.js
Medusa est une plateforme de commerce open source (licence MIT) écrite en Node.js et TypeScript. Elle réunit des modules de commerce (produits, prix, promotions, commandes, stocks, régions et devises), un back-office d'administration et un framework pour les adapter ; la boutique se développe à part et dialogue avec Medusa par API (documentation Medusa). L'éditeur annonce des usages B2B et B2C, des marketplaces et la gestion multi-régions ; l'hébergement peut passer par Medusa Cloud, à partir de 29 dollars par mois (Medusa). Elle demande une équipe JavaScript et TypeScript, pour le back-end comme pour le front, et chaque boutique se développe en entier. Pour le SEO, tout se joue dans le front, qui doit livrer des pages rendues côté serveur. Nous avons livré des projets sous Medusa.
Headless et composable, des architectures e-commerce à front séparé
Une architecture headless sépare le front, le site que voient vos clients, de la plateforme de commerce, qui lui transmet produits, prix et paniers par API ; une architecture composable y ajoute des services choisis un par un (contenu, recherche, données produit), sur un socle comme Shopify, Sylius ou Medusa. Ces architectures se justifient quand plusieurs fronts partagent le même catalogue, ou quand la performance et le contenu demandent un front sur mesure ; elles demandent plus d'intégration et de maintenance. Pour le SEO et les réponses des IA, le front doit livrer des pages rendues côté serveur : Google le recommande (Google Search Central), et selon une analyse de Vercel publiée en décembre 2024, les robots d'OpenAI, d'Anthropic, de Meta et de Perplexity n'exécutaient pas JavaScript.
Quelle plateforme e-commerce choisir selon votre contexte
L'arbre part de votre situation. Répondez aux questions dans l'ordre : le premier « oui » donne le contexte le plus proche du vôtre, avec les plateformes à étudier en premier et ce qui peut faire changer la réponse.

- Vendez-vous dans plusieurs pays, sous plusieurs marques ou boutiques, ou avec des vendeurs tiers ? Si oui, partez du contexte « E-commerce international, multi-boutiques ou marketplace ».
- Vos clients professionnels ont-ils des prix propres, des devis ou des commandes à valider ? Si oui, partez du contexte « E-commerce B2B à règles de prix complexes ».
- Vos stocks, vos prix ou vos commandes doivent-ils circuler en continu avec un ERP ? Si oui, partez du contexte « ETI avec un ERP à connecter à la boutique en ligne ».
- Votre catalogue compte-t-il plusieurs centaines de références, suivies par une équipe ou un prestataire ? Si oui, partez du contexte « PME au catalogue maîtrisé, avec une petite équipe e-commerce ».
- Si vous avez répondu non aux quatre questions, partez du contexte « Marque D2C qui vend en direct aux particuliers ».
Plusieurs « oui » se cumulent souvent : un projet B2B adossé à un ERP part du contexte B2B et reprend les points du contexte ERP.
E-commerce international, multi-boutiques ou marketplace
Vendre dans plusieurs pays demande d'adapter les devises, les langues, les prix, les taxes et la livraison. Gérer plusieurs marques ou boutiques suppose plusieurs vitrines, souvent sur un catalogue partagé, et une marketplace ajoute des vendeurs tiers, chacun avec ses produits et ses commandes.
À étudier en premier : pour vendre dans plusieurs pays, l'outil Markets de Shopify adapte devise, langue, prix et domaine à chaque marché (Shopify), Sylius attribue à chaque canal ses devises, ses langues, son catalogue, ses prix et son domaine dans une seule installation (Sylius), et Medusa gère régions et devises. Pour plusieurs boutiques, PrestaShop pilote plusieurs vitrines depuis un seul back-office, avec des domaines et des prix différents (PrestaShop). Une marketplace demande un développement : Medusa en documente la méthode, avec un module de vendeurs et des commandes réparties par vendeur (Medusa).
Ce qui fait changer la réponse : le choix dépend aussi du nombre d'entités juridiques, de la fiscalité de chaque pays, de l'organisation logistique et du nombre de vendeurs à accueillir.
E-commerce B2B à règles de prix complexes
En France, 13,2 % des sites e-commerce se positionnent en B2B (Ecommerce Nation, mars 2026). Les projets se jouent sur des prix propres à chaque client, des remises par volume, des comptes à plusieurs acheteurs, des devis et des commandes à valider.
À étudier en premier : Sylius ou Medusa permettent de développer des règles propres à votre activité. Shopify convient quand elles tiennent dans des catalogues de prix : jusqu'à trois sur les forfaits standard depuis avril 2026, en nombre illimité et attribuables à chaque client sur Shopify Plus (Shopify). PrestaShop couvre des règles simples, avec des modules.
Ce qui fait changer la réponse : le nombre de règles de prix, leur source, souvent l'ERP, et le circuit de validation des commandes peuvent modifier ce choix. Notre article sur les différences entre e-commerce B2B et B2C détaille les fonctions qui décident du choix.
ETI avec un ERP à connecter à la boutique en ligne
Quand l'ERP fait foi pour les stocks, les prix, les clients et les commandes, la boutique doit échanger avec lui en continu, sans ressaisie. Plusieurs équipes travaillent alors sur les mêmes données.
À étudier en premier : le choix entre Sylius, Medusa et Shopify Plus se fait selon les compétences disponibles : PHP et Symfony pour Sylius, JavaScript et TypeScript pour Medusa, ou une plateforme gérée par l'éditeur avec Shopify Plus. PrestaShop reste une option quand un connecteur éprouvé existe pour votre ERP.
Ce qui fait changer la réponse : le choix tient aussi à la qualité des API de l'ERP, à la fréquence des synchronisations, au volume de données échangées et à l'équipe qui suivra ces flux. Nous cadrons ces points dans nos projets d'intégration ERP, CRM, PIM et DAM.
PME au catalogue maîtrisé, avec une petite équipe e-commerce
Ce contexte réunit quelques centaines à quelques milliers de références, une petite équipe e-commerce et un prestataire pour la technique. Le paiement, le transport et la comptabilité passent par des connecteurs existants.
À étudier en premier : PrestaShop permet de garder la pleine propriété de la plateforme et de sa feuille de route, avec un prestataire qui suit la maintenance ; Shopify confie l'hébergement et la maintenance à l'éditeur.
Ce qui fait changer la réponse : le choix peut évoluer avec la présence d'un prestataire dans la durée et le coût cumulé des modules ou des applications ; l'arrivée de règles B2B ou d'un ERP renvoie aux contextes précédents.
Marque D2C qui vend en direct aux particuliers
Une marque qui vend ses produits en direct aux particuliers, avec un catalogue court et peu de systèmes à connecter, cherche d'abord à lancer vite et à soigner son image.
À étudier en premier : Shopify, en tête dans la mode (Blog du Modérateur, mars 2026), est souvent le point d'entrée le plus simple pour tester un marché avant d'investir davantage ; WooCommerce se justifie si le site de la marque tourne déjà sous WordPress.
Ce qui fait changer la réponse : des règles métier propres (abonnements, personnalisation des produits), le coût cumulé des applications ou le besoin de maîtriser le tunnel de commande peuvent orienter vers une autre plateforme. Notre article sur les limites des solutions e-commerce standard aide à repérer le moment où il faut changer d'approche.
Le coût total d'un site e-commerce sur trois à cinq ans
Le budget à comparer couvre trois à cinq ans : la création de la boutique, puis l'hébergement, la maintenance et les évolutions. Chaque famille répartit ces coûts à sa façon.